Avril 2018 - Visite à PNR

5 avril.
 ULM à Pointe Noire.
 Je rentre tout juste de Pointe Noire au Congo Brazzaville où je faisais escale. C'est toujours un moment très agréable pendant lequel on va voir les gens de l'aéroclub, et on vole !

 On vole sur Ninja, mais pas seulement. Yves m'a fait essayer son Maule, une magnifique machine de 235 cv adaptée à la région. Sympa à piloter, beaucoup de stabilité et d'inertie, des commandes de vol agréables, ça se pilote comme un avion de ligne, mais ça pose en 300 m. A l'arrondi on voit plus rien, mais ça fait partie de son charme.


 Yves le propriétaire du Maule, ma pomme, Céline (hôtesse de mon équipage) et Marc mon copilote et ami (J'ai volé 20 ans avec son père !).









 On a pu découvrir un nouveau terrain que Jérémie a ouvert en brousse. Il l'a baptisé Nowhere car
c'est au milieu de nulle part. L'histoire de son ouverture est assez rigolote. Il cherchait un coin sympa pour faire une piste, si possible un peu technique avec des trajectoires d'approche et de départ esthétiques (on fonctionne un peu pareil lui et moi). Donc un jour il se pose dans l'herbe après plusieurs reconnaissances. Casser ou tomber en panne las-bas n'est pas vraiment anodin car assez loin de tout. Une fois posé il a planté un piquet sur le sentier qu'il avait repéré d'en haut en y laissant un message disant: "pour nettoyer la piste, appelez le numéro de téléphone suivant ..." Puis il repart.
 Passe un mois et il reçoit un appel. Rendez vous est pris pour le lendemain à l'endroit où a été trouvé le message. Une fois sur place, il explique aux trois locaux présents son projet de piste. La décision se prenant à un niveau plus élevé, il rencontre également le chef de village concerné et conviennent d'un arrangement. Jérémie accepte de salarier pour 20000 francs CFA mensuel (30 euros) un membre du village qui aura pour mission d'entretenir la bande à l'année. Facile non ?

 Le Tecnam de Jérémie, très sympa à piloter, plus un avion qu'un ULM à mon sens. Mais l'ULM est dérivé de l'avion, pas de secrets.

Notre valeureux Ninja, idéal pour poser à Nowhere.










Pique nique en brousse, à l'ombre. Qu'est ce qu'il a fait chaud pfuuu !










Dans le Tecnam.












Après les vols, le bar de l'escadrille.









 Rendez vous pris pour fin mai, j'y retourne et je dois essayer le Coyote de Jean Marie.

 

14 avril.
 Hangar.
 Petit tour au hangar ce matin pour régler quelques détails et préparer l'Envolée. Nettoyage soigneux de l'appareil et changement des speed tapes de carénages. on a eu le temps de faire un petit vol pour le plaisir.

Mars 2018 - Moule capot, remise en vol.

15 mars.
Cadres de moule capot.
 Très beau temps hier pour travailler convenablement au hangar sur notre cadre de moule en bois.
 Un dernier couple a été ajouté dans le plan de la base du cône d'hélice, c'était nécessaire pour positionner les lisses avec la courbure adéquate.
 Papa a aussi mis latéralement des espaceurs entre cadres pour stabiliser la partie basse.





 Le cadre avant montre bien par ses évidements que les seules choses qui dépassent en avant du plan de cône d'hélice sont; le cône lui-même, les protubérances latérales en avant des cylindres (qui recouvreront une partie du cône) et l'entrée d'air de la boite à air (qui avance à un pouce de l'hélice).
 L'entrée d'air unique de refroidissement moteur n'est pas visible car en arrière du cône, en partie basse.






On a ensuite déposé la partie haute pour installer les lisses (baleines) entre cadres. On les a ligaturés au fil à freiner (et non collés) pour que ça reste démontable et ajustable.
 Il a été nécessaire de reprendre un peu la forme des couples pour que la courbure des lisses soit idéale.
 Nous allons faire en sorte que tout le cadre en bois soit remontable une fois l'hélice et son cône en place si des difficultés de réalisation du moule apparaissaient ultérieurement sans avoir à redémonter l'hélice. Pour cela, le disque avant en bois sera enlevé, le cadre reposera alors sur le cône lui-même.



 Au final, beaucoup de travail de visualisation/ajustage, mais nous sommes contents du résultat.

 Prochaines étapes, normalement demain, installer les lisses de la partie basse, remonter l'hélice et son cône et faire un point fixe avec le capot provisoire. Et peut-être un petit vol d'essai si la météo est clémente et que nous ne rencontrons pas de problème de dernière minute.

 Simulation de la forme d'après le cadre, avec le cône E-Props plus pointu.

16 mars.
Hangar suite.
 Presque tout fait, mais on a manqué de temps pour faire le point fixe. Pas grave et puis il faut éviter de bosser sous pression temporelle, on peut faire des conneries.
 En tout cas le cadre est maintenant fini, juste un petit retour sur l'avion à faire pour vérifier que tout va bien et que rien n'a bougé. Ensuite je rapatrierai l'ensemble à la maison pour préparer la fabrication du moule en mousse. Notez la bonne visualisation des courbes en intérieur.
 Ci contre, en rouge la position du cône d'hélice vu de l'arrière. En blanc, l'entrée d'air de refroidissement collée au cône, d'une surface de 180 cm2. Plus bas, l'entrée d'air de la boite à air du carburateur.
 Les surfaces découpées dans le couple avant qui ne sont pas colorées correspondent à des volumes qui recouvriront une partie du cône dans le prolongement du capot.




 L'hélice est maintenant remontée en place avec son cône, tous les boulons sont freinés, prêt à voler. Voici les premières images.
 
 Ça nous titille, on a pas volé dessus depuis décembre.


18 mars.
Artwork.
 Pour nous permettre de rêver un peu, une image de notre SPEEDJOJO avec de nouveau saumons d'ailes. L'envergure passerait de 8,72 à 9,12 m, la surface de 13,6 à 13,9 m2 et l'allongement de 5,6 à 6.





Plan 3 vues actualisé avec le futur capot moteur et le cône E-Props.

18 mars.
Vol d'essai.
 Il pleuvait, mais je n'y tenais plus. Visite au hangar cette après-midi pour faire un point fixe.
 Après une pré-vol méticuleuse, j'ai mis en route le moteur, laissé chauffer, puis j'ai essayé la réchauffe carburateur. Toujours de l'inertie dans la réponse de la sonde de température qui semble plus mesurer la température du corps du carburateur que celle de l'air qui y pénètre. J'ai obtenu à 1500 tpm la température de 30° avec une température extérieure de 9°. La commande est déplaçable sans effort et tient dans la position où on la laisse, même en position intermédiaire. On peut donc moduler.
  A ce stade, j'ai donc décidé de faire un petit vol d'essai.
 Roulage, essai des freins récemment dépannés par le père, mais pas encore vérifiés. Bien efficaces, bien symétriques. Point fixe à 1700 tpm, RAS, la réchauffe est bien efficace, ça tombe bien, il pleut.
 Décollage pour deux tours de pistes basse hauteur (le plafond n'est pas bien loin), RAS. Je pousse un peu plus loin en demandant un vol local vers DR, aller/retour.
 J'effectue l'aller à 2500 tpm, RAS. Sur le retour, plein gaz à Zp 1500 ft, température Isa -5°, la vitesse indiquée se stabilise à 234 km/h avec un régime de 2750 tpm sous la pluie.
Il vient TAS = 237 km/h ou 128 kt, un peu moins que notre record à 130 kt mais la pluie n'arrange pas les choses. Tout cela est bien cohérent (pour une fois).
 Débriefing au téléphone avec le père où je n'ai pas caché ma satisfaction de ce succès total. La boite à air fonctionne très bien, même plein gaz, la manette de réchauffe tient toute seule dans n'importe quelle position, ce qui prouve le bon équilibrage des pressions sur le volet de commande.
 Demain je décollerai pour Cotonou le cœur léger !


23 mars.
 Long range proving.
 Avec Nicolas, mon fiston, nous avons fait cet après midi un aller-retour Cannes/Aix les Milles pour déposer ma belle mère qui était ravie du très beau voyage avec une vue magnifique de la Sainte Victoire.
 Aucun problème, une horloge suisse ce SPEEDJOJO. J'ai fait une petite pointe en descente à 250 km/h IAS en revenant sur Cannes, 150 kt de GS avec un peu de vent dans le cul, ce qui a surpris le contrôleur. Ah ah.
 A cette vitesse les commandes durcissent franchement mais le vol est très doux, sans vibrations et l'avion réagit à de simples pressions sur le manche, un régal. J'ai l'impression que le nouveau capot nous a fait gagner de la finesse, car tout réduit sur le plan de 5% en finale, avec 1 cran de volet, impossible de ralentir en dessous de 130 km/h. Je me méfie des impressions, il faudra mesurer.