Septembre 2016 -

13 septembre:
 Peu d'activité sur le blog pendant la pause estivale, mais cela ne veut pas dire qu'il ne s'est rien passé. On a pris un peu de temps pour voler grâce à une météo vraiment exceptionnelle durant la période. On a donc organisé quelques "plans foireux" avec l'oncle Jean Claude et son valeureux Skyranger. Les plans commencent souvent par un rendez vous à Mens, Jean Claude arrivant de Grenoble Le Versoud et nous de Cannes. La dernière fois, nous étions trois dans le Jojo, papa, Nicolas mon fiston et moi-même. Jean Claude était seul dans son ULM. Nous avons donc rééquilibré les équipages à Mens avant d'aller à La Salette, papa faisant équipe avec son frère dans le Skyranger.
 La Salette, c'est un peu technique et court, alors pour notre Jojo il valait mieux ne pas être trop chargé. J'avais bien sûr amené mon nouveau drone, le but étant d'entrainer Nicolas au pilotage en immersion (en regardant juste l'image). Je ne pensais pas que les vues qu'il prendrait seraient aussi convaincantes pour une deuxième séance. Mais les jeunes apprennent très vite, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait. Du coup, après quelques prises de vues largement improvisées, il m'a semblé que nous avions la matière pour un petit film. J'ai donc profité d'un standby de 24 heures lors d'un de mes vols en Afrique pour monter tout ça. Le résultat, bien que loin d'une réalisation professionnelle, est néanmoins assez spectaculaire, du moins si j'en juge par l'enthousiasme du public sur YouTube.
 Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vue, cliquer sur l'image:

https://www.youtube.com/watch?v=Db4C3-wZr20


Radiateur d'huile:
  On n'oublie pas le chantier refroidissement de l'huile moteur, la saison chaude pas encore finie nous rappelle à chaque montée prolongée que l'huile nécessite d'être refroidie à part, toujours dans le but d'optimiser la trainée globale de refroidissement moteur.
 Pour que le radiateur d'huile soit toujours alimenté correctement en air, l'air de refroidissement ne peut pas être directement envoyé dans la partie basse des capots, car quand nous fermons le volet de capot, la pression remonte dans cette partie, ce qui diminue la delta P du radiateur (et donc le débit d'air y circulant) justement au moment où l'on a le plus besoin de refroidir l'huile.
 La sortie d'air du radiateur doit donc être prolongée jusqu'à l'extérieur pour ne pas être influencée par la position des volets de capot.
 Je suis donc en train de réaliser un moule pour canaliser cet air. Le radiateur sera fixé sur la cloison de fond de plenum supérieur.



 Plutôt que de prolonger la sortie par un boa jusqu'au col dessiné par les volets de capot, je prévois une sortie latérale sur la partie gauche du capot moteur. L'inconvénient est de devoir brancher le boa au capot (attache rapide) lors du remontage du capot avec un risque d'oubli, mais l'avantage est d'avoir un tuyau beaucoup plus court avec moins de pertes de charge et donc plus d'efficacité. L'ensemble tient également moins de place dans un environnement justement très contraint.
A suivre...


20 septembre:
Courrier des lecteurs, from Australia !

Bonjour Frédéric,
thanks so much for your fascinating blog and fantastic films - especially the recent one:"La Salette - saison 2”.
It is marvellous.
I am currently working in Europe but I own a Skyranger back home in Australia so the film was especially interesting for me. Although, as a filmmaker, I appreciated, first and foremost, the work you’ve put into creating such a beautiful piece.

I posted a link to your video on our 'Recreational Flying' web-forum back home and, as you can see, it’s been very popular.  We also have several airline pilots on the forum who are passionately involved in ULMs - and other petits avions - along with the heavy metal of their day jobs.

So, anyway, all the best with your filming and your flying!

Salutations,

Gary.

  

 ULM à Pointe Noire (Congo).
  Je reviens de Pointe Noire où je profite des mes stand-by pour passer ma licence ULM. J'ai pas chaumé le week-end dernier pendant lequel j'ai pu affiner les atterros de précision, les pannes moteur etc... Jean Marie et Christophe (père et fils décidément) m'estiment prêt à passer le test. J'ai demandé un vol sur PNR en novembre pour se faire.


22 septembre:
C'est l'automne !
J'ai attaqué une petite activité strate cet aprem pour avancer le circuit de refroidissement d'huile.
 Le radiateur sera placé face à un orifice en fond de plenum supérieur sur la cloison arrière en alu (ici représentée par la planche). Le radiateur sera tenu en place par les larges pattes qui débordent au-dessus et en dessous et qui seront visées sur la cloison. Le radiateur sera donc tenu en sandwich entre le boitier et la cloison.
 Je vais donc scier les attaches radiateur devenues inutiles, qui plus est, n'étaient pas du bon coté. Vous noterez que le boitier est volumineux, c'est en fait pour que toute la surface du radiateur soit utilisée convenablement, c'est à dire que la vitesse de l'air soit la plus homogène possible sur toute la surface traversée. Si nous attaquions en sortie directement avec un convergent cela diminuerait la vitesse de l'air en périphérie, diminuant ainsi artificiellement la taille du radiateur. C'est également vrai coté entrée, il faut toujours prévoir un volume de même surface que le radiateur avant et après celui-ci.
 Les filets d'air accélèrent ensuite dans le convergent vers le diamètre de 2 pouces. La manche sort vers le bas, le long du capot moteur, coté gauche. Je la raccorderai ensuite à une sortie externe latérale dont je pourrai régler la surface du convergent de sortie pour ajuster aux besoins.


24 septembre:
 On en profite avant l'hiver, hier encore sortie montagne avec au menu; Mens, La Salette (encore), super Dévoluy, Colombe dEyguians, Grand Terrus (bien musclé dans l'après midi) et Clamensane. L'avion est une horloge, c'était bien agréable.
Photos de Super Dévoluy:
 



Juillet aout 2016 -

2 aout:
 Je rentre tout juste de Pointe Noire où j'ai débuté ma formation ULM sur Ninja, une version améliorée du Skyranger. Et bien mon sentiment est qu'une familiarisation est absolument nécessaire quand on ne fait habituellement que du jojo. Les perfos sont très différentes et la très faible inertie des machines ne rendent pas faciles les approches avec du vent turbulent. Bref, j'ai quand même mouillé un peu la chemise, c'est très amusant même si l'ergonomie et le comportement en lacet laisse vraiment à désirer.
 J'ai deux très bon instructeurs, Jean Marie et Christophe qui m'ont emmené sur des pistes bien courtes. S'attendre à tout en Afrique, j'ai remis les gaz quand un troupeau de vache a envahi la piste au moment où l'on posait les roues. Pas farouches les vaches africaines.
 

 Robert m'a emmené faire un tour de super Pétrel, un petit hydravion à la ligne bien sympathique. J'ai même pu faire deux posés sur l'eau.

 Vol essentiellement en radada, attention aux pirogues !

... et aux fils des cannes à pêche.

 Dernier virage sur un bras de fleuve,

Finale.
Quel espace de liberté !



Reprise des activités du jojo:
 Demain nous faisons une sortie montagne avec un rendez vous avec Jean Claude à Mens pour le café. Nous avons en tête d'aller pique niquer à Aubenasson et piquer une tête dans la Drôme.
 Nous reprendrons très bientôt nos études et modifications d'entrée d'air.

5 aout:
 Notre sortie montagne d'hier (qui s'est très bien passée malgré les grosses chaleurs) a été l'occasion de tester notre drone (dji Phantom 3 4K) dont on envisage de se servir pour filmer nos activités. J'ai le projet de réaliser une vidéo à ND de La Salette, un peu comme mon dernier court métrage "aviation champêtre", mais cette fois avec des moyens disons, plus spectaculaires. Nous aurions un mix d'images prises de l'avion, du sol et du drone sur un site vraiment épatant.
 Cela passe évidemment par une phase d'entrainement, pas évident de piloter et de cadrer en même temps, c'est même un boulot de professionnel ou du moins d'amateur éclairé. Nos premiers essais manquent de fluidité. Le grand angle impose également d'être au plus prêt du sujet, ce qui peut poser des problèmes de sécurité. Pas question non plus de l'utiliser en présence d'autres usagers, ça va sans dire.
 Mais le potentiel est formidable.

photo de famille.

L'Escoulin, dans la Drôme.


Première prise de vue d'un décollage, drone positionné en géostationnaire au-dessus de la bordure de piste à l'Escoulin.

 Un peu plus osé, vue à poste fixe au-dessus de Faucon.


 L'atterrissage, prise de vue avec grande hauteur de sécurité (trop).


 Le drone que nous utilisons permet de maintenir une position gps et une hauteur (gps également).
 Les vues en poste fixe avec juste le cadrage à réaliser sont donc assez faciles à réaliser, mais les poursuites ou travelings donnent un résultat artistique beaucoup plus convaincants.
 L'équipe idéale de mon point de vue doit être de trois personnes: le pilote de l'avion, le cameraman/pilote du drone et un responsable sécurité au sol à ses cotés. Le cameraman ne doit pas regarder le drone, mais le piloter à travers l'image que le drone lui renvoie. Son voisin, monsieur sécurité, doit garder un œil sur le drone pour signaler des obstacles non visibles à l'image, surveiller l'environnement (arrivée d'un autre avion par exemple) et assurer les communications avec l'avion avec une vhf portable.
 


 J'envisage une expédition à La Salette à l'automne, avec un bivouac sur place la nuit de façon à bénéficier des meilleurs éclairages possibles en début et fin de journée.
 Ci dessous le lien d'un rapide montage basse définition (720p) à Faucon.
Vidéo
A suivre...